Leïla Ka
Maldonne
Au départ, il y a donc maldonne et il faut faire avec. Une hérédité. Des carcans, des injonctions, des contraintes imposés aux femmes et pour donner image à tout ceci... des vêtements. Dans sa première pièce de groupe, Leïla Ka, jeune prodige de la danse française, convoque ses souvenirs, invitent ses amies, ses sœurs, ses voisines, ses rencontres.
Tablier de cuisine, robe de tous les jours, robe de nuit, robe du soir, peignoir. Couleurs vives sur fond noir. Robes amples, moulantes, séduisantes, banales. Tour à tour, toutes pareilles, toutes différentes, elles sont cinq danseuses et une trentaine de robes (« toutes dénichées chez Emmaüs ou dans des friperies») qui ont déjà connu d’autres corps, d’autres vies, et qui donnent le ton, la couleur, la forme... l’uniforme. Les vêtements dansent, les tissus virevoltent, accompagnent, enveloppent ou enserrent les corps. Les corps qui dansent, les corps blessés qui chutent puis se relèvent, dans un même combat, dans un mouvement sensuel, souple ou brutal, mais toujours empreint de tension.
Révélée à Paris au Théâtre de la Ville, Leïla Ka déploie tout son génie chorégraphique. Solo, duo et désormais cinq danseuses pour une déchirure élégante. Cinq femmes puissantes, portées par leurs souffles. Une danse théâtrale. Une émotion à fleur de corps. Maldonne mais... atout cœur.
"Les droits des femmes sont des droits humains, et toute personne a droit au respect de ses droits. Mais de nombreuses femmes sont toujours victimes de discriminations sur la base du sexe et du genre (violences domestiques et sexuelles, rémunérations plus faibles, manques d'accès à l'éducation, soins de santé insuffisants...) Par ses recherches et son travail de plaidoyer et de campagne, AmnestyInternational fait pression sur les personnes au pouvoir pour qu’elles respectent, et fassent respecter, les droits des femmes".
Avec son écriture au ras de la peau, [...] Leïla Ka affirme un point de vue très personnel sur l’histoire du féminin, emportée par des musiques de Chostakovitch ou des chansons de Lara Fabian. Entre fusion et distance, adhésion et rejet, une échappée féministe follement émancipatrice.
Libération
Portant tour à tour une multitude éclectique de robes chamarrées, symbolisant les si nombreuses façons d’être une femme, les cinq interprètes s’en donnent à coeur joie dans cette création poétique et percutante, dont l’énergie folle confine parfois à la transe libératrice.
Journal Ventilo
chorégraphie Leïla Ka / interprétation Jane Fournier Dumet, Jade Logmo, Adèle Bonduelle, Lise Messina, Flore Ruiz-Moire / assistante chorégraphique et responsable artistique des répétitions Jane Fournier Dumet /création lumière Laurent Fallo / costumes Leïla Ka / régie lumière (en alternance) Laurent Fallot / régie son Sacha Menez-Allanic
Production CENTQUATRE-Paris et Compagnie Leïla Ka Coproduction La Garance – Scène nationale de Cavaillon, Théâtre Malakoff – Scène nationale, Théâtre d’Angoulême – Scène nationale, Théâtre de Suresnes Jean Vilar – festival Suresnes Cités Danse 2024, Centre Chorégraphique National d’Orléans - Direction Maud Le Pladec, Centre Chorégraphique National – Ballet de Lorraine direction Petter Jacobsson dans le cadre de l’Accueil-studio, Les Quinconces et L’Espal – Scène nationale du Mans, Espaces Pluriels – Scène conventionnée d’intérêt national Art et création – Danse de Pau, La Manufacture – CDCN Nouvelle- Aquitaine Bordeaux/La Rochelle, La Passerelle – Scène nationale de Saint-Brieuc, Fondation Royaumont, Espace 1789 – Scène conventionnée d’intérêt national Art et création pour la danse de Saint-Ouen Soutien financier Le Quatrain – équipement culturel de Clisson Sèvre et Maine Agglo, Ville de Gouesnou – Centre Henri Queffélec Mécénat Caisse des Dépôts Aide à la résidence Fondation Royaumont / Fondation d’entreprise Hermès / Leïla Ka est artiste associée à Dieppe scène nationale, artiste complice à La Garance - Scène nationale de Cavaillon et à la MC2 - Scène nationale de Grenoble / La compagnie bénéficie du soutien de la Fondation BNP Paribas depuis 2024 © photo Duy-Laurent Tran
Maldonne
"Les droits des femmes sont des droits humains, et toute personne a droit au respect de ses droits. Mais de nombreuses femmes sont toujours victimes de discriminations sur la base du sexe et du genre (violences domestiques et sexuelles, rémunérations plus faibles, manques d'accès à l'éducation, soins de santé insuffisants...) Par ses recherches et son travail de plaidoyer et de campagne, AmnestyInternational fait pression sur les personnes au pouvoir pour qu’elles respectent, et fassent respecter, les droits des femmes".



